LES TROIS MARCHANDS DE BEIGNETS

Marchand de beignets

Les beignets, la calentita, les oublies : une mythologie culinaire trois étoiles, qui vaut bien toutes les autres dans notre mémoire.

Chacun de ces trois délices du passé a son cérémonial et sa saveur spécifique. « Trois madeleines » au lieu d’une, cher Marcel, voilà nos vraies richesses.

La calentita, flan de pois chiches que les vendeurs transportent dans un grand plat en fer dans lequel elle a cuit, et qu’ils nous proposent à la coupe, selon notre pécule.

Les vendeurs passent de rues en rues, et pour se faire reconnaître donnent avec leur couteau de petits coups sur leur plateau.

Nous en aurons 5 sous, 10 sous, 20 sous, peut être les jours fastes, et l’emportons dans un morceau de journal.

Point de journal pour une oublie – Gaufre très mince, roulée en forme de cornet qui s’effrite et craque sous la dent – Oublie – joli nom tu as la mémoire dure dans le souvenir – Cependant ces plaisirs-là ne sont rien à côté du beignet.

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A LA VILLE DE GRENOBLE

Albert Hotel - Alger

Albert Hotel – Alger

Les années 50 avaient le bonheur de ne connaître ni le « HACHE TAG » (sic) ni Pôle Emploi, ni le portable. Il était donc relativement aisé en y mettant un peu de bonne volonté de meubler les trois longs mois de vacances scolaires d’été, par ce qui ne s’appelait pas encore un petit boulot.

Une opportunité s’est présentée « A la Ville de Grenoble ». Luxueux magasin situé à l’un des points de passage les plus intéressants de la ville commercialement : implanté sur la très haussmannienne avenue Pasteur, au rez-de-chaussée de l’Albert Hotel, à quelques pas de la Grande Poste où aboutissaient les deux artères prestigieuses : les rues d’Isly et Michelet.

Les produits haut de gamme de ce magasin réputé d’Alger allaient évidemment de pair avec une clientèle aisée, venue principalement des tout proches quartiers huppés de la ville mais quelquefois aussi bien au-delà comme on le verra…

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Publié dans : Enseignes algéroises | le 11 février, 2010 |Pas de Commentaires »

JACQUES BEDOS, OU LE PASSEUR

ALGER 1950 – 1961

La décennie 50-60 fut une période faste pour la Télévision et la Radio en Algérie. Malgré la guerre, ou peut-être en raison de cette guerre ?

Construction de l’imposant bâtiment de la Télévision au Boulevard Bru en 1956-57 – Et production immédiate, chaque semaine, soit d’une dramatique, d’un opéra ou une opérette, ou encore d’une dramatique en arabe.

Les moyens importants que le gouvernement consacre à la Télévision, la Radio en profitera également. Commande et réalisation de feuilletons radiophoniques, engagement de comédiens parisiens en saison, renforçant la troupe régionale, participation exceptionnelle de grands noms de la scène et de l’écran : Ginette Leclerc, Claude Nollier, Annie Ducaux, Jean Davy, Valentine Tessier, Jean Marchat, etc…

La Radio disposait déjà d’un auditoire conséquent du fait de l’absence de tout autre média avant 1957.

Jacques Bedos prend la direction du Service des Variétés de Radio-Alger, où il succède à Jacques Canetti en 1950, dans ce contexte favorable.

Qui est ce tourbillonnant personnage, ce Bedos qu’Alger découvre très vite, connait et reconnait au point de l’interpeller dans la rue par le titre d’une de ses émissions :

-          « Eh, dis donc, comment ça va « 6, 4,2 ? »

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Publié dans : Figures algéroises : Jacques Bedos | le 10 février, 2010 |Pas de Commentaires »

JACQUES BEDOS – 1918-2017

J’ai relaté récemment sur ce blog une rencontre avec Jacques Bedos au cours de laquelle il évoquait avec émotion « Radio Alger », dont il fut le Directeur artistique du Service des Variétés de 1950 à 1961.

Décédé le 20 mai 2017 dans sa 99e année, Jacques Bedos emporte avec lui les rires des salles algéroises, conquises par ce turbulent personnage, tout de joie de vivre et d’humour dont l’émission la plus mémorable reste « 6 4 2 » :

- « 6 rubriques, 4 musiciens, 2 présentateurs ! » me répétait Jacques en septembre 2016.

Jacques avait hâte de réaliser aussitôt la dernière idée surgie dans son imagination, de crainte que la suivante ne la recouvre déjà.

Les Algérois l’avaient adopté persuadés que le créateur d’une série « Sabir et Pataouette » ne pouvait être qu’un des leurs puisque les titres chantaient à leur oreille : Paris, by by… Pataouette, Fartas chez le docteur, Brochettes Party…

Jacques découvreur de talents, a encouragé les carrières de très nombreux d’entre nous, à Alger d’abord, tant soit à la Radio qu’à la Télévision, puis à Paris à partir de 1961 comme Directeur artistique successivement chez Decca-RCA (­­1961-1965), Polydor (1965-1975) AZ, et enfin en tant que Producteur indépendant de la Guimbarde.

Son influence sur quelques grands de la Chanson fut déterminante. Dès 1961, il découvre Alain Barrière et lui fait enregistrer quelques uns de ses meilleurs titres « Marie-Joconde », « Ma vie » etc.

Il convainc Georges Moustaki d’être son propre interprète du « Métèque », un succès contre son gré, il persuade Serge Reggiani d’interpréter « Il suffirait de presque rien » – Autre tube…

Maxime Le Forestier, Isabelle Mayereau, Mannick, Dick Annegarn savent ce qu’ils lui doivent et l’ont accompagné le 26 mai aux côtés de Claire Bedos son épouse, Maria Bedos, fille de Jacques et de Marie Elbe dont se souviennent tous les Algérois, et de ses petits enfants.

Une gerbe de « Radio Alger », disait notre émotion de voir partir celui qui aimait tant le spectacle et nos souvenirs avec lui.

Pour cette dernière sortie de scène Dick Annegarn a chanté a cappella :

« L’inaccessible étoile » de Jacques Brel

Publié dans : Figures algéroises : Jacques Bedos | le 10 février, 2010 |Pas de Commentaires »

50 ANS D’ARCHIVES SONORES A LA MEDIATHEQUE DE BORDEAUX

L’intérêt manifesté depuis quelques années par la notion de « mémoire » se diversifie de plus en plus.

La généalogie en est une des composantes, avec la multiplication des cercles généalogistes , ou les revues spécialisées s’y rapportant.

Les archives télévisuelles et radiophoniques relèvent de ce désir du public de se souvenir, et de revoir.

L’Institut National de l’Audiovisuel (INA) a perçu la possibilité d’une ressource financière importante par la mise à disposition du public des documents télévisuels et radiophoniques en sa possession.

Les productions de Télévision ont fait l’objet, dans l’ensemble, d’une bonne conservation, et leur capital mémoire est donc considérable.

La conservation des éléments de la Radiodiffusion a été très différente d’une station à une autre, selon l’intérêt manifesté ici ou là pour ces archives.

Situation particulière de Bordeaux

Les éléments radiophoniques diffusés sur l’antenne de Bordeaux Aquitaine puis Aquitaine Radio ont été préservés et sauvegardés par André Limoges (anciennement Réalisateur) et Michel Hervé (anciennement Chef opérateur du son).

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